Un Divan à Tunis réalisée par Manele Labidi

Un Divan à Tunis réalisée par Manele Labidi

Ayant passé une bonne partie de sa vie en France, Selma, une jeune psychanalyste décide de retourner à Tunis, son pays d’origine afin d’ouvrir un cabinet en banlieu à Ezzahra . Elle ouvre son cabinet au dessus de chez son oncle et sa tante. Encore meurtri par une longue dictature et en pleine reconstruction après la révolution, les tunisiens se posent des questions sur leur futur,leurs conditions de vie et l’avenir politique et économique de leur pays. Alors que selma prend peu à peu ses marques, Elle va devoir affronter l’administration désorganisée du pays qui va lui réclamer une autorisation indispensable pour exercer son métier sous peine de finir en prison .

On rigole beaucoup dans ce film grâce aux nombreux quiproquos présent . La pauvre Selma va se retrouver face à des gens réfractaires à la psychanalyse. En effet en Tunisie le concept de suivre une thérapie est flou, on ne se plaint pas, tout va toujours bien et on garde ses problèmes pour soi. La seule personne à qui l’on se confie c’est dieu. Alors quand Selma qui en plus vient de France et qui est une femme va ouvrir son cabinet et va tenter de faire bouger les choses, elle va se retrouver confronté à des gens méfiants et à une police hostile. Comme si tout cela ne suffisait pas, l’administration du pays va lui mettre des bâtons dans les roues en faisant durer les choses pour lui permettre d’obtenir la fameuse autorisation, ce précieux sésame qui lui permettra d’exercer légalement .

On voit que malgré le fait que les gens soient méfiants, leur curiosité va les pousser à venir au cabinet de Selma. Alors que soi-disant, ils viennent pour voir, ils vont peu à peu se confier à Selma. Ils vont être nombreux à prendre l’habitude de venir parler à Selma et ils vont vite ne plus pouvoir s’en passer. Derrière leur coté discret, les habitants qui consultent Selma sont en grande souffrance morale car le quotidien à Tunis n’est pas facile , économiquement c’est très dur d’ailleurs Selma est payé en nourriture ce qui montre la grande précarité de ses patients. Puis le gouvernement, les lois, la justice et les tabous présents participent au mal être des habitants . De prime abord vu comme un tabou, une chose honteuse qu’il faut cacher, le fait de consulter une psychologue va devenir peu à peu une chose normale et essentielle à leur bien-être. Un divan à Tunis est drôle mais aussi plaisant et agréable car les nombreux patients de Selma sont touchants , ont un grand cœur. Ils sont tous différents, leurs histoires et leurs soucis sont tous différents aussi mais il se retrouvent tous unis pour soutenir Selma . Cet élan de solidarité fait chaud au cœur. La famille de Selma va elle aussi peu à peu s’ouvrir à Selma. Sa cousine qui est une jeune fille libre va se rebeller et aller contre les règles instaurées afin d’obtenir la liberté d’aller étudier en France, tous les stratagèmes seront bons pour obtenir sa liberté, au grand désespoir de ses parents.

Genre : Comédie -Nationalité : Franco-Tunisienne – Diaphana Distribution – Avec  Golshifteh Farahani,  Majd Mastoura, Aïcha Ben Miled – Prix : 19,99€ – Date de sortie : 25 août 2020.

Autres articles qui peuvent vous intéresser…

Edmond réalisé par Alexis Michalik

Edmond réalisé par Alexis Michalik

Inunaki : Le village oublié réalisé par Takashi Shimizu

Inunaki : Le village oublié réalisé par Takashi Shimizu

Antoinette dans les Cévennes réalisé par Caroline Vignal

Antoinette dans les Cévennes réalisé par Caroline Vignal

Freaky réalisé par Christopher Landon

Freaky réalisé par Christopher Landon

Derniers articles

Catégories

Archives

Droits d’utilisation

Les traductions et articles dont nous sommes les auteur(e)s sont sous Licence Creative Commons 2.0 (Paternité – Pas d’utilisation commerciale – Pas de modification). Nos traductions et articles relèvent du droit d’auteur (article L.111-1 du CPI). En cas de reproduction totale ou partielle, merci de nous créditer en source (article L122-5 du CPI). Les infractions aux droits d’auteur sont sanctionnées pénalement (art L.335-1 à L.335-10 du CPI).