
Juin 1982.
Soit 7 ans après le récit du premier tome où Youssef quittait son Liban natal qui venait de basculer dans la guerre sans savoir s’il y reviendrait un jour.
Dans ce second opus, l’armée israélienne assiège Beyrouth-Ouest où les Palestiniens ont trouvé refuge. Youssef, jeune journaliste, prend la décision de revenir partager le sort de sa ville pour essayer de donner à sa résistance un écho mondial. En dépit du danger et du vacarme des bombardements, il s’installe au dernier étage d’un immeuble presque abandonné, face à la mer. Presque, car il reste quelques voisins, avec qui il partage la vie terrible, drôle et surréelle des habitants, soudés par une solidarité qu’il n’imaginait pas. Il rencontre Hyam, une jeune fille aussi touchante qu’insupportable qui ne rêve que de liberté…
Et toujours au-dessus de la ville martyre plane l’ombre bienveillante du Génie de Beyrouth… Porté par la verve grave et légère de Sélim Nassib et le dessin lumineux de Léna Merhej, Le Génie de Beyrouth déploie sur trois tomes le récit poignant d’un pays de cocagne qui sombre dans le chaos.
Ce que j’avais dit lors de la sortie du tome 1 ici.
Plus axé sur ses propres sentiments et sur ce qu’il vit au jour le jour, en vrai reporter de guerre, c’est plutôt un témoignage ici, un récit de vie de Sélim Nassib. Je suis toujours un peu perplexe face aux illustrations de Léna Merhej, les gros plans sur les visages, sans vraiment de traits qui reflètent ce qu’ils pensent ou ressentent, sont particuliers. Le scénario est toujours haletant, la situation d’urgence de la guerre donne un suspens indéniable au récit. Et l’on attend bien sûr la suite car Sélim vit en France maintenant mais il nous emporte avec lui chercher le génie de sa ville natale.
Éditeur : Dargaud – Collection : Hors collection – Genre : Biographie documentaire – Scénario : Nassib Sélim – Dessin : Merhej Léna – Date de parution : 15 mai 2026 – 112 pages – Prix : 22,95 €







