I Play Rocky réalisé par Peter Farrelly

L’incroyable histoire vraie d’un acteur inconnu, animé par une conviction inébranlable : il n’était pas seulement destiné à écrire Rocky, il était destiné à être Rocky Balboa.

Après avoir écrit le scénario de Rocky, Sylvester Stallone fait le pari le plus risqué de sa vie en misant tout sur lui-même. Il tient bon face à des obstacles insurmontables et refuse de transiger sur un point essentiel : il incarnera le rôle principal. Son audace, sa détermination et sa persévérance seront à l’origine de l’un des films les plus inspirants de tous les temps.

Dans le rôle de Sylvester Stallone, l’acteur Anthony Ippolito est excellent. Sa ressemblance saisissante et sa manière de capturer la détermination, le phrasé et la vulnérabilité du jeune Stallone portent tout le film.

Présenté au Festival de Toronto, le film fonctionne très bien sur le plan émotionnel. Il insuffle une énergie positive et un amour communicatif pour le cinéma, transformant la création du film Rocky en une métaphore directe de l’histoire du vrai underdog.

Retrouver l’ambiance des années 1970 et voir recréées certaines étapes de la genèse du film offre un vrai plaisir aux fans de la franchise et du septième art.

Mais :

Le film suit la structure très balisée du biopic traditionnel sans chercher de réelles audaces formelles. Il a tendance à lisser certaines aspérités, d’autant que le projet a reçu la bénédiction de Sylvester Stallone lui-même.

Au milieu du récit, le scénario accuse un sacré coup de mou, s’attardant un peu trop sur les petits boulots et les galères alimentaires de Stallone au détriment de la tension dramatique.

Enfin, des personnalités clés comme le réalisateur John G. Avildsen ou les producteurs sont parfois réduites à des archétypes ou à des ressorts comiques.

Drame biographique Américain – Au cinéma le 23 décembre 2026 – 2h07.