Lupin III et ses compagnons se dirigent vers la mer des Bermudes, à la recherche d’une « île mystérieuse » absente de toutes les cartes du monde. Leur objectif : découvrir l’identité du cerveau qui envoie des assassins à leurs trousses, et mettre la main sur son immense trésor. Mais alors qu’ils approchent de leur destination, leur avion est pris pour cible par des snipers et s’écrase sur l’île de la mort.
Avant d’évoquer un petit peu de contexte sur qui est Lupin IIIrd. Petit fils d’Arsène Lupin il fut créé par le mangaka Kazuhito Kato en 1967 sous un pseudonyme et en « omettant » de demander les droits d’utiliser le nom et l’univers de Maurice Leblanc. Les ayant droits de ce dernier s’en sont rendu compte trop tard pour faire un recours en justice le nom étant tombé dans le domaine public.
Ce personnage fut créé par un auteur qui avait adoré les romans de Maurice Leblanc et qui décida de se baser sur le alors jeune Jean Paul Belmondo dans ses films d’action pour le physique du personnage et son côté séducteur de ses dames.
Le manga connu un fort succès et fut adapté en animé en 1971 et fut renommé pour la France sous le nom d’Edgar de la Cambriole. Le succès fut tel que nombreuses suites et reboot se sont succédés au long des années 70, 80, et entre 2012 et 2022.
Avec le temps chaque série devenait une enquête où l’on retrouvait le personnage et ses compères dans une nouvelle aventure.
L’aventure en films pour la télévision et cinéma de Lupin est tout aussi importante en faisant de lui un personnage majeur source d’inspiration de beaucoup d’histoires.
On peut tout particulièrement retenir le Château de Cagliostro sorti en 1979 et réalisé par Hayao Miyazaki et dont c’est le tout premier long métrage.
Tout ce contexte pour dire que un long métrage de Lupin en 2026 n’est que le nouveau jalon d’une longue série lié à ce personnage hommage à un auteur français et hommage au cinéma français.
Le réalisateur est un habitué du personnage, Takeshi Koike en est à son 5ème long métrage sur le personnage en une dizaine d’année mais c' »est la première fois que l’on revient à une animation totalement traditionnelle.
Le style et l’univers sont rétro et le design efficace dans les scènes d’action.
C’est un régal de voir le travail accompli par les équipes avec des dessins des fois moins propres privilégiant le mouvement et l’émotion que veut transmettre l’animateur plutôt qu’un dessin fini.
Pour faire une comparaison simple c’est comme mettre en parallèle le style de dessin de Peter pan et de Merlin l’enchanteur chez Disney.
Ces dernières années les studios en recourant toujours à l’animation par ordinateur même pour les films d’animation de style traditionnel ont plutôt privilégier des dessins propres et nets effaçant le style de l’animateur pour uniformiser l’ensemble. C’est beau mais ça peut sembler un peu froid et impersonnel.
Avec ce nouvel opus de Lupin Takeshi Koike propose un retour aux sources reflet d’une demande des spectateurs que les longs métrages d’animation sortent de leur zone de confort.
Sur ce plan c’est une totale réussite.
L’histoire se veut un hommage à l’héritage de Lupin IIIrd avec des références à des ennemis passés dans une grande aventure qui filtre avec le fantastique.
Le spectateur néophyte ne sera pas pour autant perdu le film restant accessible à tous mais j’aurai préféré une histoire sans évocation d’éléments surnaturels tant je trouve les personnages bons juste dans une histoire orientée aventure, action et enquête.
Cela ne m’a pas gâché le plaisir pour autant de voir cette nouvelle aventure d’Edgar/Lupin délicieusement rétro et moderne à la fois.
Genre : animation – Nationalité : japonaise – Durée : 1h32 – Date de sortie : 25 février 2026 – Distributeur : Eurozoom




