Mārama écrit et réalisé par Taratoa Stappard

Dans les landes désolées du Yorkshire du Nord (Angleterre) en 1859 à l’époque Victorienne, Mary Stevens, une femme Māorie en quête de vérité sur ses origines, rejoint le manoir Hawkser. Entre les couloirs lugubres, apparaissent alors d’ancestrales visions qui révèlent peu à peu un mystère terrifiant.

Inspiré par l’histoire d’Aotearoa, la Nouvelle-Zélande, autant que par l’histoire familiale de son réalisateur Taratoa Stappard, Mārama s’attaque à la question des violences coloniales à travers le prisme de l’horreur gothique. À l’instar de Get Out en 2017 ou d’Antebellum en 2020. Les 2 films dénonçaient les discriminations et violences raciales.

Pour son premier long-métrage, le réalisateur Néo-Zélandais livre une œuvre d’une richesse visuelle saisissante, doublée d’une charge virulente contre les horreurs de l’appropriation culturelle. Mārama exprime de la plus belle des manières la colère profonde du peuple Māori, dépossédé de sa culture par des occidentaux à l’avidité abyssale. En terme de discrimination, il s’inscrit d’ailleurs dans la lignée récente de trames comme Get Out de Jordan Peele (2017) ou Antabellum réalisé par Gerard Bush et Christopher Renz (2020).

Par ailleurs, sur la forme, ce métrage respecte parfaitement les codes de l’horreur gothique : la maison isolée et son architecture très particulière, un peu comme dans Crimson Peak (2015) réalisé par Guillermo del Toro.

Un coup d’essai ? Non : un coup de maître !

Horreur gothique Neo-Zelandais, 1h29, Au cinema le 22 avril 2026.