Ce qui coule dans nos veines écrit par Sophie Andriansen
Adam est tombé malade. Gravement. Tout avait pourtant si bien commencé. Leur rencontre, avait-il dit en début d’année à Garance, c’était le destin. Leur avenir, ils l’écrivaient déjà : prépa, grandes écoles, carrière internationale, et bien sûr mariage. Mais cette foutue maladie est venue tout bouleverser. Alors, quand Adam lui annonce que sa foi lui interdit de suivre le seul traitement efficace contre le mal qui le ronge, Garance ne comprend pas. Est-il vraiment prêt à risquer sa vie pour être en accord avec ses convictions ? L’amour qu’ils se portent mutuellement convaincra-t-il Adam de faire le bon choix ?
Dès le début de son récit, basé sur des faits réels, l’autrice nous plonge dans l’univers des « classes prépas ». Là où Garance fait la connaissance d’Adam. Pour les deux jeunes gens leur rencontre est une évidence, et leur avenir tout tracé. Amoureux fous, ils travaillent aussi d’arrache-pied pour réussir leurs parcours scolaire. Jusqu’au jour où Adam se sent fatigué et qu’on lui découvre une grave maladie. Seul traitement possible : une chimiothérapie nécessitant une transfusion. Que le jeune homme refuse car il est témoin de Jéhovah, ce qu’ignorait Garance.
L’histoire est racontée du point de vue de Garance, et c’est par elle, et avec elle, qu’on découvre un monde méconnu, celui des sectes et de leurs croyances.
Ce roman, assez court, permet aux jeunes lecteurs, de découvrir un sujet peu abordé dans la littérature young adult. L’écriture est particulièrement soignée et la dimension philosophique du problème largement abordée, notamment grâce au lieu où se déroule l’action : un lycée de classes prépas.
J’ai apprécié cette lecture qui ne peut que questionner de façon positive les jeunes auxquels ce roman s’adresse.
Éditeur : Gulf Stream Editeur – Collection : Electrogène – Date de parution : 22 août 2019 – 272 pages – Prix : 17 €