La cité sans nom – Tome 3 : la terre déchirée de Faith Erin Hicks

Devenu général de Toutes-Lames après son coup d’Etat, Erzi détient également la formule du napatha, le feu destructeur des bâtisseurs de la Cité sans Nom. Le jeune homme en fait immédiatement usage contre l’armée yisun venue assiéger la Cité. Kaidu et Rate, impuissants face à cette démonstration de force, ont pourtant pris leur décision : quoi qu’il en coûte, ils arracheront la formule du napatha des mains d’Erzi. La tâche ne sera pas aisée, d’autant que l’énigmatique Mura se dresse sur leur chemin… La volonté de nos deux héros est mise à rude épreuve. Leur ruse sera-t-elle suffisante face à la soif de pouvoir d’Erzi et aux sombres desseins de Mura ? Une seule chose est sûre : ils sont le dernier espoir de la Cité sans Nom.

Après l’incendie du temple au coeur de pierre par les troupes d’Erzi, le nouveau général toutes-lames depuis qu’il a assassiné son père, Kaidu et Rate ont trouvé refuge chez les saltimbanques et se préparent à s’introduire dans le palais pour reprendre le livre des anciens contenant la formule du natapha, cette arme qui a permis jadis aux bâtisseurs de la cité de creuser la montagne. Pendant ce temps Andren et Joah tentent de rejoindre les troupes yisun qui s’apprêtent à fondre sur la cité. Mais en chemin ils tombent sur des troupes dao totalement imprévues et menées par Kata, la mère de Kaidu et la femme d’Andren qu’ils mettent au courant des évènements survenus dans la cité. Ensemble ils partent à la rencontre des troupes yisun.

Le final est à la hauteur de cette très belle trilogie. Les évènements s’enchaînent sans temps mort, l’intrigue est toujours aussi dynamique, dense, intense et porteuse de messages forts sur la tolérance, l’entente entre les peuples, la vie ensemble possible. Tout cela mis en oeuvre et rendu possible grâce à la volonté et à la témérité de deux ados, devenus amis malgré leur appartenance à des peuples différents.

Le dessin de Faith Erin Hicks met parfaitement en valeur l’intrigue. Les personnages sont attachants, très expressifs, et les décors, largement inspirés de la Cité Impériale de Pékin, sont parfaitement rendus, avec des belles couleurs très contrastées. Le grand nombre de pages en fait plutôt un roman graphique qu’une bande dessinée classique, et son prix est vraiment très attractif.
La cité sans nom constitue une trilogie très plaisante, qui ravira un public tant ado qu’adulte. A se procurer d’urgence !

Editeur : Rue de Sèvres – Collection : BD jeunesse – Scénario et Dessin : Faith Erin Hicks – Traduction : Fanny Soubiran – Date de parution : 13 février 2019 – 270 pages – Prix : 16 €

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