OKEN par Shih-hung Wu D’après l’univers de Yang Mu
Combat et rêverie d’un poète taïwanais
La jeunesse d’Oken a bien failli s’achever dans les flammes de l’Histoire. Contraint de fuir Taiwan pour fuir les bombes américaines, le jeune garçon et sa famille trouvent refuge dans les montagnes. Mais contre la mélancolie, Oken possède une arme à nulle autre pareille : la poésie. Celle-là même qui lui permet de percer la beauté du monde, et de comprendre que la vie est telle une araignée d’eau : fragile, mais tellement élégante et fascinante.
« Oken » a gagné le prix Atomium de la Jeune Création.
Oken, c’est l’histoire d’une famille qui va fuir la ville pour échapper à la guerre. Cette fuite forcée va permettre à Oken de se découvrir au fil des pages.
Une représentation de Taïwan durant un contexte culturel et historique complexe, la Seconde Guerre mondiale, la loi martiale et la guerre froide. L’on y découvre l’influence de la domination japonaise, et l’impact qu’a eu l’arrivé du gouvernement Nationaliste qui n’appréciait pas les Japonais. On y perçoit aussi les différentes langues parlées au fils du temps, et de l’histoire. En parallèle, on découvre l’éveil artistique d’Oken qui va finir par choisir cette voie, la voie artistique.
Une bande dessinée prenante par son tenant historique !
Une œuvre assez unique qui raconte l’histoire d’un des territoires les plus disputés d’Asie.
On y découvre le désir de démocratie d’Okan et sa famille qui a cette période trouble était loin d’être les seules à souhaiter ce qui est pour eux une certaine liberté, comme son fils le qualifie si bien à la fin de la BD.
Cette œuvre et un mélange d’aquarelle et de trait qui vont se rehausser l’un et l’autre.
Éditeur : Le Lombard –Scénario et illustration: Shih-hung Wu – Date de parution : 2 février 2024 – 208 pages – Prix : 23,50 €.